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La 13e édition du festival
Le 17-18 octobre 2015
A la Bellevilloise
19-21 Rue Boyer
75020 Paris
Le thème : le climat
Entrée libre et gratuite

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Une histoire de la forêt
Martine Chalvet
Seuil, 2011

L’homme et la forêt, une évolution dans l’histoire

Dès le néolithique, les hommes sédentarisés enracinent l’agriculture et l’élevage et commencent à modeler le paysage français. L’arrivée des Romains accentue cette séparation avec le « monde sauvage ». Ils idéalisent le mode de vie urbain et voient dans la forêt un frein naturel à la conquête de l’Empire. Pour autant la richesse de la ville dépendait de celle des campagnes et dans les temps de mauvaises récoltes, la liberté d’accès aux forêts permettait à chacun d’y trouver de quoi subsister (châtaignes, bois, etc.). Au 12ème siècle, les princes cherchent à occuper la forêt afin de protéger les grands axes du pouvoir. Ils payent des familles pour s’y installer. Mais la peur d’une possible pénurie de bois d’œuvre liée aux besoins accrus durant le Moyen-âge et les exigences des seigneurs pour la chasse entraînent sa privatisation progressive. On exclue les populations des forêts qui propageront le souvenir d’un « espace mythique de liberté ». De la préhistoire à la fin du moyen âge, on passe d’une exploitation collective de la forêt où chacun vient chercher les moyens de sa subsistance à une forêt privée détentrice d’une valeur marchande.

Martine Chalvet explore ces mécanismes d’interaction entre l’homme et la forêt sur deux autres périodes : de la fin du 15ème siècle à la fin du 19ème et de la fin du 19ème à nos jours. Que ce soit au sujet de l’industrialisation, du système agro-sylvo-pastoral ou de la protection des forêts, elle invite à se défaire d’une perception dichotomique de l’homme et de la nature, afin de penser l’interrelation étroite entre les différentes composantes d’un milieu. Le combat associatif pour la préservation de la nature et de la forêt remonte à la fin du 19ème siècle. La forêt, source de matière première devient progressivement un bien culturel à préserver, un bien dont la mémoire nationale repose sur le mythe d’un espace étranger à la civilisation, « un idéal mythifié par des élites urbaines en mal de nature ». Coupé d’un quotidien avec les campagnes, ces derniers oublient que l’espace forestier fut toujours le résultat des confrontations et entrelacements avec l’homme dans le temps. Alors que la superficie de la forêt s’est multipliée par deux depuis le 19ème siècle et que les espaces en friche ne cessent de croître, l’inquiétude urbaine de sa conservation augmente avec l’assimilation de la destruction de la forêt à celle de l’homme.

Néanmoins une sous-exploitation de la forêt lui nuit car elle s’embroussaille, se dégrade et devient vulnérable aux changements climatiques. Une exploitation productiviste soumise aux fluctuations boursières n’est pas une solution plus satisfaisante. L’Etat doit administrer et protéger un patrimoine forestier qui sert l’économie toute entière. Après la guerre, l’office national des forêts (ONF) est pris entre la nécessité d’avoir une forêt entretenue, exploitée et celle de préserver le patrimoine sur le long terme. Les parcs naturels nationaux ont pour objectif la protection stricte de l’environnement, tandis que les parcs naturels régionaux visent à relancer l’économie des campagnes par l’aménagement du territoire.

Le tourisme et le loisir en forêt se sont démocratisés après la seconde guerre mondiale et se sont accentués dans les années 70. Aujourd’hui, la dualité de l’usage des forêts se fait entre un espace d’exploitation boisé et un espace récréatif respectant les représentations paysagères des citoyens. Mais laisser la place au vélo, au cheval et à la randonnée alourdit le coût de gestion de la forêt, met la pression sur les éco-systèmes et rend l’exploitation du bois moins rentable. Faut-il alors compartimenter la forêt afin de créer une nature artificielle pour ceux qui souhaitent s’évader 2 h hors de la ville, des réserves naturelles intégralement protégées pour la biodiversité et les randonneurs et enfin, des massifs forestiers exploités avec une sylviculture productiviste ? Faut-il rouvrir les forêts privées qui représentent 70% du patrimoine français ? Les questions de répartition des usages resurgissent et rappellent l’interaction constante des bois et des groupes sociaux. Un opportun glossaire en fin d’ouvrage permet de s’approprier le vocabulaire forestier.

A lire et relire en forêt !

Aude Binet

21 euros.





/// MENTIONS LÉGALES /// © atelier du nomanSland ///
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