









La revue Salamandre va fêter en octobre ses 30 ans d’existence et de persévérance dans sa volonté de traiter à la fois la nature et la beauté du monde. En prélude, elle nous propose un dossier d’exception sur le tichodrome échelette. Ce stupéfiant « oiseau-papillon », rarement visible et toujours juché au long de parois « inaccessibles » à la verticale (jusqu’à 3450 m), se trouve en Espagne et en Chine. Quelques passionnés l’ont recherché dans les falaises secrètes des Alpes françaises. Ils ont trouvé ce volatile tricolore et « virevoltant », l’ont photographié (Christophe Sidamon-Pesson), attrapé dans un filet (ornithologue Luc Henry), dessiné dans la neige (Nick Derry, peintre naturaliste), photographié (Eugène Huttenmoser) ou filmé (Frank Neveu). Ses ailes noires « démesurées et flashy » sont striées de rouge vif et mouchetées de larges points blancs. Ses habitudes se révèlent et fascinent. « Il semble remonter la falaise en courant à la verticale, des fois par petits bonds...jusqu’à ce qu’il saute dans le vide, qu’il déploie des ailes qui m’ont semblé gigantesques », selon F. Neveu. Le miniguide de la Salamandre nous ramène sur terre avec un dépliant sur les…araignées (pholque, zygielle des fenêtres, araignée-loup ou araignée à baldaquin). L’araignée, « cousine des tiques et des scorpions », produit de la soie par des filières placées à l’extrémité de leur abdomen. Elles vivent un peu partout dans les herbes, les zones humides, les forêts et… les maisons.
Jane Hervé





