









Ce mensuel gratuit, distribué dans les magasins Bio donc à portée de tous les acheteurs concernés, propose un dossier sur les dangers des ondes : Comme des poissons dans l’onde. Il dénonce l’envahissement sans entrave par des ondes électromagnétiques poussées à l’extrême (même en projet des couches de bébé brésiliennes connectées à un smartphone, indiquant leur humidité pour informer papa-maman qu’il doit être changé !). Le danger, selon Dr René de Sèze, est que les faibles doses d’exposition rendent leur dangerosité difficile à prouver. Néanmoins des rats exposés à des ondes de radio-fréquence, comme celles du téléphone portable, ont eu des réactions inflammatoires dans certaines zones du cerveau. Les humains (étude de l’Ineris) également exposés de manière aiguë connaissent, eux, une augmentation de la vascularisation cérébrale de micro-vaisseaux. Que faut-il surveiller ? A domicile, les téléphones sans fil, la wi-fi, etc. A l’extérieur, les antennes-relais contre lesquelles luttent en vain Robin des Toits (les rats exposés, eux, ont connus des perturbations de sensation de froid et leur sommeil paradoxal fractionné). Des conseils pour limiter l’exposition à domicile ou ailleurs (éloigner le téléphone des pacemakers…). L’indifférence politique – hormis des écologistes - s’explique par la remise en cause d’une économie qu’implique ce combat et par le fait que certains scientifiques observateur siègent parfois au conseil scientifique des opérateurs français de télécommunication.
Notons que la revue insiste sur le vécu : ici la rédac-chef prépare sa vie au ralenti de « marmotte » hibernante ; là, une petite annonce cherche une compagne régionale pour manger bio, ailleurs on découvre mille façons de marcher (dont la marche « afghane » des chameliers qui synchronise le souffle avec les pas). Un cahier central Bioinfo Paris informe sur le « budget participatif » de cette capitale dont 41 000 habitants ont choisi, en priorité, de végétaliser 40 de ses murs.
Jane Hervé





