









Le lieu était pour le moins étonnant.
Par cette froide après-midi d’hiver, de nombreux visiteurs, habitants du quartier, Parisiens, Franciliens, curieux, membres d’associations, parents et enfants, enseignants, se sont déplacés Cour du Maroc, lieu des futurs Jardins d’Éole, Paris 18ème, sans doute pour pouvoir dire : “J’étais au premier Festival du Livre d’Écologie”.
Il en a fallu de l’obstination, du sens de l’organisation, sans doute aussi une petite dose de folie, pour mettre sur pied cette manifestation originale.
L’équipe, précisément une poignée de militants motivés et déterminés, a su proposer des livres, pour petits et grands, faire venir des libraires, des revues, tenir un débat sur la place de l’énergie nucléaire avec un ancien ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, assurer l’animation pour enfants qui a eu grand succès, accueillir les éditeurs les plus motivés et les auteurs ravis de dédicacer les plus récents de leurs ouvrages.
Ce pari était osé, le budget était serré. C’est donc avec “trois fois rien” qu’a eu lieu l’évènement. Pas de campagne publicitaire, peu d’annonces dans la presse, quelques affiches, quelques courriers, quelques invitations et le bouche à oreille.
En milieu d’après-midi, la salle était pleine, les visiteurs curieux, chaleureux, n’oubliant pas, entre deux arrêts aux stands, de faire leurs achats de livres pour la fin d’année.
Il était 19h00 quand le Festival a fermé ses portes, et à peine la belle moquette verte repliée que toute l’équipe parlait déjà de l’édition 2004, en plus grand et en plus beau.
Nous y voilà donc. Nous savons d’ores et déjà que ce succès en appelle d’autres. Nos premiers interlocuteurs, souvent dubitatifs et parfois prudents devant l’engagement à participer à ce premier Festival, sont dès maintenant sollicités pour renouveler l’expérience, avec les nouveaux arrivants persuadés que l’édition en matière d’environnement et d’écologie (1) doit tenir toute sa place dans l’action nécessaire pour la sauvegarde de notre planète.
(1) Voir Livres hebdo n° 546 du 27 février 2004 : L’environnement, une tendance qui monte.





