









Une revue qui promeut la phytothérapie avec une variété d’approches Cette revue écrite par des journalistes et des thérapeutes promeut la phytothérapie avec une variété d’approches
Elle traite les plantes en herboriste, offrant nombre de photos légendées (une aide précieuse à la redécouverte d’un savoir oublié : on parle d’arnica, mais on méconnaît ses fleurs jaunes des Vosges).
Le numéro 102 constatait l’incompréhension par notre esprit occidental de plantes jugées « sataniques » : la sauge des devins, la mandragore, l’iboga gabonais, etc. Le Milivudes craignait quelques dérives sectaires ! On oublie certaines plantes toxiques (dont le datura) intégrées à nos jardins.
Le numéro 103 propose un dossier santé sur les plantes « anti‐cancer » ou qui font plutôt « reculer » certains symptômes : if, guarana, argousier (riche en vitamines C), armoise (pour le cancer du sein), niaouli (contre les brûlures de la radiothérapie), propolis, algues brunes. Elles ne guérissent pas, mais sont les compléments des traitements conventionnels. Une rubrique phyto‐ethnographico‐thérapeutique Energie des arbres traite de « la générosité du cerisier » et rappelle qu’au Japon, une fête « Hanami » consiste à « regarder ses fleurs ». Une autre rubrique Manger sain propose des plats aux plantes de mer (nori, wakamé, algues iodées au goût de noisette, de thé fumé...) tandis qu’à la rubrique du courrier des lecteurs nous apprenons comment manger des orties crues.
En cette année de la biodiversité, le scientifique Claude Bernard apparaît comme un précurseur. Sa méthode expérimentale reste efficace (observation, hypothèse, vérification). Un article rappelle son projet, certes inabouti, de fonder une physiologie générale englobant animaux et végétaux. Il expérimente ainsi l’anesthésie des plantes et prouve que les végétaux respirent, estompant les différences entre le monde animal et végétal. Ce « penseur de l’unité du vivant » (Odile Nguyen‐Schoendorff ) pourrait éclairer l’écologie actuelle.
Dans son Billet d’humeur , Jean‐François Astier peste opportunément contre le label bio payant. Une contradiction en soi : une « éthique de vie » ne saurait être payante.
Numéro 102 mai 2010, numéro 103 juin 2010. Prix au numéro : 4,20 euros. Abonnement 1 an : 45,90 euros.
Jane Hervé





