Accueil
Qui sommes nous ?
L’association
L’équipe
Statuts
Infos pratiques

La 13e édition du festival
Le 17-18 octobre 2015
A la Bellevilloise
19-21 Rue Boyer
75020 Paris
Le thème : le climat
Entrée libre et gratuite

Nos partenaires
Médias
Financiers
Sans oublier
Liens
Contact
La Montagne, Collection Litté-nature n°3, Atelier de l’agneau, 14€
H.D. Thoreau et Elisée Reclus

Dans cette collection, la littérature se veut la sentinelle de la nature. Après Les abeilles de Virgile et Le sentiment de l’existence de J.J. Rousseau, l’Atelier de l’agneau croise deux regards avertis du XIXe siècle sur la montagne : ceux de Reclus et Thoreau.
Elisée Reclus, le géographe anarchiste est attentif à la montagne (ou au ruisseau) dont il écrit « l’histoire » qui est celle de ses découvertes humaines et scientifiques. Il y a deux montagnes en une. Celle du premier chapitre est subjective, liée à son propre malheur à son état d’âme. Elle est la montagne de sa double fuite, celle de son propre passé (perte de deux épouses) et celle des grandes villes où règne le bruit. Reclus trouve la « joie sur les hauteurs », sans doute car il voit « rapetisser » hommes et villages. Mais là il découvre surtout, dans une cabane, le vrai dialogue avec un berger où chacun instruit l’autre. La montagne du second chapitre, plus objective, est surtout celle du géographe. Elle est décrite comme une architecture conique avec une précision souvent géométrique (ondulation, plans successifs, pyramides, gradins, lignes, rayons obliques, etc.). L’auteur, « géant chaussé de bottes magiques », les réunit pourtant dans le même enthousiasme.
La montagne de Thoreau est d’une plus grande richesse. Il y a certes la montagne affective, celle où il trouve aussi une « consolation * » sur la plus poussiéreuse des routes (dustied road) du Wachusset. Une telle montagne s’esquisse toujours au fil de sensations porteuses d’intime plaisir : les hurlements du vent, le vol des hirondelles, la fraîcheur des cascades, et même les piquets de clôture qui font des « festons ». Elle possède sa philosophie intime : le chemin que les pieds foulent est le parfait « symbole » de la vie humaine. En effet, le marcheur monte et descend de la cime à la vallée, mais ses yeux restent tournés, encore et encore, vers les hauteurs et les cieux. Cet état mystique se développe à travers les poèmes de Hassan ou Peter Bell. Mais le plus imprévu est que ces cimes ont une fonction politique de frontière sociale (la chaîne fait ainsi « barrage aux préjugés et au fanatisme ») et de révélation psychologique (la « sérénité de la nature » s’oppose à l’agitation des hommes). Ces mêmes hauteurs deviennent l’objet d’observation scientifique pour le naturaliste avec les lignes de partage entre les rivières, les chaînes, les zones de culture de houblon, les petits affluents.
Et puis il n’y a que Thoreau pour écrire des phrases qui bercent l’âme : « La poussière des routes envahit la pensée ». La nôtre... en cet instant d’écriture.
Jane Hervé
* Sans doute après son refus du châtiment corporel.





/// MENTIONS LÉGALES /// © atelier du nomanSland ///
Le festival heure par heure
Les débats et conférences
Les signatures
Paroles d’auteur
Les ateliers
Les animations, théâtre et musique
Les balades dans Belleville
Dans les allées du festival
les exposants
L’affiche du festival
L’affiche 2014
Affiches primées
Prix de la petite Salamandre
Evènements jeunesse
Exposants jeunesse
Partenaires jeunesse
 
Retour sur les éditions précédentes
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
Dossier de Presse
Revue de presse
Communiqué de presse
Photos

Nous avons lu
Ouvrages adultes
Revues
Ouvrages jeunesse
Jeux
Billets d’humeur
Interviews d’auteurs
Devenez amis du Festival
Newsletter
Retrouver le festival sur Facebook
Retrouver le festival sur twitter
Partenaires, faites vous connaître !
Espace membres
Le FELIPE en images