









Un petit livre collectif qui fait bouger l’idée de la ville. Elle cesse d’être faite de pierres et de bitume pour révéler des jardins secrets sur les toits, en pied d’immeuble, au bout d’une impasse, au fond d’un square, au bord des rails et du périphérique. Qui savait que des plantes poussent sur les toits du Décathlon ? Qu’un jardin éphémère pouvait durer ? Qu’un capitulaire médiéval prescrivait certaines cultures ? Cette promenade entre les fleurs et les légumes urbains est l’occasion de décrire les échanges entre jardiniers de cultures et âges différents : émergence de règles et de défis communs aux parpaings, de résistance à l’envahisseur immobilier, de liberté reconquise avec des guérilleros du râteau et de la bêche (qui aboutit parfois simplement à cuisiner au jardin ou informer sur le buddléia). Une opportune histoire des jardins (Anne Kraft) nous apprend que le caractère « enclos » du jardin (garten en allemand, pairidaeza en farsi) a traversé le temps, tout en exprimant les rêves des jardiniers (celui du paradis perdu ou des meilleures productions maraîchères).
Jane Hervé





