









La listes des besoins primaires quotidiens (manger, boire, dormir) oublie ceux qui se cachent (uriner, déféquer, etc.). Or ces derniers engendrent - en partie certes - la nécessité d’évacuer des eaux dites « usées »jusqu’alors largement négligées. De fait, 50 à 75% des masses d’eau sont dégradées par les polluants agricoles, les rejets industriels et domestiques. 14 millions de Français, non raccordés à l’assainissement collectif des eaux, participent en toute discrétion à la pollution des nappes phréatiques. Que faire ? L’auteur, Sandrine Cabrit-Leclerc , spécialiste de la gestion des espaces et des milieux, explique le pourquoi et le comment de ce nécessaire assainissement des eaux usées. Elle précise les gestes de base, les moyens autonomes et écologiques, les textes règlementaires utiles, la succession des démarches.... A l’aide de dessins simples mais attrayants, elle analyse ainsi – par exemple – l’assainissement dit autonome. Il va des toilettes sèches aux filtres de roseaux, des bambous « evapotranspirants »au digesteur complanté, du lagunage aux taillis ou à la micro-irrigation. Un opportun chapitre « Comment s’y prendre ? » précise les démarches à respecter : état du site, règlementation locale, démarches administratives, déclaration d’assainissement, le tout en attente d’un éventuel contrôle. En effet, si on n’interdit pas de polluer, un contrôle rigoureux est fait ou en train de se faire dans les installations existantes ou nouvelles et les réhabilitations...Des aides financières peuvent être obtenues (ici jusqu’à 80% des travaux par les agences de l’eau, mais jusqu’à quand ?)
Jane Hervé





