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La 13e édition du festival
Le 17-18 octobre 2015
A la Bellevilloise
19-21 Rue Boyer
75020 Paris
Le thème : le climat
Entrée libre et gratuite

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De la biodiversité des espèces à celle des esprits

Combien reste-t-il de bœufs musqués au Groenland ? de pandas en Chine ? de chimpanzés en Afrique ? De thons dans l’océan Atlantique ? de dugongs dans le bassin de Larton ? De tétralyres dans les Carpates ? de paradisiers en Nouvelle-Guinée ? de coatis au Brésil ? Si tous les disparus et les à-disparaître du monde pouvaient se donner la main, leur ronde ferait presque le tour de la planète.

Sur notre terre bourrée d’engrais et de pesticides, dans notre mer fourre-tout des détritus nucléaires ou autres, et dans notre air « smogé » par les vapeurs de kérosène et les poussières industrielles, nos formidables progrès techniques ont fait des ravages imprévus. Notre planète, loin de préserver la biodiversité (espèces, gènes, environnement), suit la voie inéluctable de l’artificiello-unifié. Osons même formuler le concept inversé de « mort-unifié » tant les absences se cumulent des semences aux abeilles, puis aux hommes !

0r ces espèces moribondes en voie de disparition, entraînent dans leur déclin celui des subtils chaînons alimentaires qui conduisent - invisibles - de l’animal à l’homme. Un jour la liste de ces absents risque d’être plus longue que celle des reliquats (dont l’homme). Paradoxe suprême, plus les espèces disparaissent, plus le nombre d’humains augmente (en partie, grâce aux mêmes recherches technico-médicales si précieuses). Au terme de ce côtoiement d’une part de disparition de ressources, d’autre part de multiplication des humains, nous nous mettons nous-mêmes en danger.

Notre belle culture, au coup par coup, écarte, transforme ou détruit la nature. Elle a oublié cette vie à l’état brut qu’elle continue à piétiner. L’enjeu, certes philosophique, est aussi vital. Il y va de notre nature d’homme : de nos poumons, de nos cœurs, de notre cerveau. Avant que notre raison vacille, apprenons à cesser d’être sorciers et sorcières.

C’est pourquoi s’interroger sur la biodiversité induit de se poser la question du multiculturalisme. La biodiversité, on le croit, opère surtout dans le monde de la nature. Le multiculturalisme, on en convient aisément, appartient plutôt à celui de la culture.

La biodiversité travaille sur la diversité vitale des espèces naturelles, lesquelles inscrivent - entre autre - le lien de prédation des unes sur les autres. Certaines espèces disparaissent, proies souvent nécessaires à la survie des autres. L’homme, parachevant le lien dévoreur-dévoré, est le prédateur suprême qui fait disparaître dans sa gorge aussi bien les plantes que les animaux. Nul doute. L’espèce humaine réduit ou annihile cette diversité biologique qui évoluerait à l’extrême et à long terme vers une biounicité*(*néologisme), dont il pourrait devenir le seul représentant naturel ! (Ses faims corporelles ne pourraient alors plus guère être satisfaites). Le jeu d’équilibre entre les espèces dans l’océan, l’air ou la terre, exprime le combat pour la vie de chacune d’elles. Il ne saurait pourtant disparaître qu’au risque d’engendrer notre propre disparition. Par pur égoïsme et par esprit de survie, les hommes ont intérêt à préserver cette diversité des espèces et du monde.

Le multiculturalisme permet aux cultures étrangères de coexister avec la culture nationale et, par voie de conséquence, à des cultures minoritaires de s’exprimer dans une pensée et des valeurs majoritaires. Est-il autre chose en définitive qu’une biodiversité mentale ? Un espace culturel où les minorités (mêlant le national, le religieux, le sexuel, etc.)... ont le droit d’être pleinement ce qu’elles sont et de composer une société harmonieuse avec d’autres qu’eux-mêmes. Les micro-communautés se glissant dans une macro-communauté, notre société.

Or l’éthique du respect impérieux de l’autre se heurte désormais dans certains pays à des intolérances génératrices de violences. Le déni des autres (ethnique, religieux, sexuel, etc.) conduit à des réponses d’une barbarie aussi absolue qu’aveugle (meurtres télécommandés par kamikaze ou préparés par drone interposé). Le reniement des autres cultures (au nom de la valeur d’une seule) pousse à des extrémismes (affaire des caricatures de Mahomet, du déni scolaire des fillettes au Pakistan, etc.) qui transforment le monde en tragédie. Peut-on décemment l’accepter ?

Il faut substituer le concept d’universalité - ici sous forme de biodiversité des esprits - le seul à reconnaître l’ensemble des hommes avec leurs qualités et composantes humaines si semblables. Qualités qui, par définition, ne permettent pas de détruire ou de pratiquer un favoritisme tantôt religieux, tantôt politique.

Comment inscrire cette universalité dans la diversité des espèces ou des cultures ? Faire que les différences tous azimuts soient source d’enthousiasme et non de destruction ? Eriger la générosité en principe tant de notre rapport d’homme à la nature que dans celui d’homme auprès des autres hommes.

Jane Hervé





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