









Ce livre se compose de trois parties d’inégales longueurs : la première moitié du livre comprend deux chapitres : tout d’abord, « Une histoire du cheval » depuis son origine en Amérique et en Asie, il y a 50 ou 60 millions d’années et sa domestication – il y a 6000 ans. Le cheval est en effet l’une des dernières espèces domestiquées par l’homme. Il aborde son retour à la vie sauvage – avec le cas des mustangs d’Amérique, mais aussi des Brumbies d’Australie qu’on massacre car ils sont devenus trop nombreux ou des chevaux de Garub, en Namibie, abandonnés près d’un puits par les colons allemands et qui peuvent survivre dans des conditions extrêmes de chaleur et de manque d’eau. « Le cheval dans son environnement » traite de la morphologie, de la vie sociale - communication, travail, loisirs - du meilleur ami de l’homme.
La seconde partie du livre – et c’est ce qui en fait toute l’originalité - est entièrement consacrée à une nouvelle approche du cheval : l’équitation dite « naturelle ou éthologique ». Cette méthode est inspirée par le vétérinaire et comportementaliste américain Robert Miller et a été popularisée par le film « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » dans lequel jouait Robert Redford. La démocratisation et la féminisation de la pratique de l’équitation a également joué un rôle dans cette transformation. Le livre détaille les moyens à mettre en œuvre pour « améliorer la communication entre l’homme et le cheval afin d’obtenir de lui ce que souhaite son cavalier sans faire appel à la force ». L’auteure a su trouver un ton juste pour donner exemples et conseils. Les photographies cherchent davantage à témoigner qu’à éblouir. On découvrira ce qu’est la communication par le toucher et même le bon usage des "gratouilles" ou ce qu’est l’équithérapie qui réussit à mettre des enfants autistes en selle. Un ouvrage bien fait qui se distingue des très nombreux autres livres consacrés au sujet.
Dominique Fourment





