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La 13e édition du festival
Le 17-18 octobre 2015
A la Bellevilloise
19-21 Rue Boyer
75020 Paris
Le thème : le climat
Entrée libre et gratuite

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Capitaine Paul Watson, entretien avec un pirate
Collection Hommes et océans, Lamya Essemlali, éditions Glénat, 22€

Le sous-titre est trompeur. Watson n’est ni un écumeur des mers , ni un pilleur de navires commerciaux. Il n’est pas non plus un capitaine Crochet spécialisé en baleine-dauphin-phoque-morue-thon. Du moins, il n’est « pirate » - il aurait été opportun de mettre des guillemets - qu’au sens figuré : il combat au nom de la survie des baleines, une société et un système destructeurs du monde animal et - par voie de conséquence - de cet animal amélioré nommé l’homme. En effet, plantes et animaux rendent la planète vivable. « Si nous perdons les animaux, nous mourrons tous », soutient-il. L’espèce animale est donc à sauver des méfaits perpétrés par l’espèce humaine qui en dérive pourtant. Elémentaire, mon cher Watson ! En pragmatique, ce combattant inverse les priorités en plaçant la terre/nature avant nous-mêmes : la protèger, « c’est protéger l’humanité » ! Force est d’admettre que des droits non-humains sont autant ou même « plus importants que les droits humains ». Difficile à accepter en cette période de gestation de drames démographiques (boat people, migration du sud vers le nord, surpopulation…) se profilent de dans tous les coins de la planète.

Des lois inexorables régissent la nature : celle des ressources finies, celle d’une nécessaire diversité, celle de l’interdépendance des espèces. Toutes sont mises à mal par la version occidentale du progrès. Paul Watson, l’un des cofondateurs de Greenpeace en dénonce les excès qui ont rongé cette association révolutionnaire et l’ont transformée en institution bureaucratique (comme Sylvie Brunel. l’a fait pour l’AICF). Il en est exclu. Après une impressionnante aventure avec un cachalot blessé, il crée Sea Shepherd*qui promeut une action directe environnementale dès 1977. Cette organisation non-violente coule à quai les baleiniers illégaux (l’affaire du Sierra), éperonne les navires en mer, élimine les filets dérivants de capture et libère 400 thons rouges (pêchés illégalement en Lybie). Certains l’accusent d’ « écoterrorisme ». N’est-ce pas abusif alors qu’il lutte (à l’occasion avec B.B.) contre le matraquage des phoques ou le harponnement des baleines et qu’il parvient à inciter un ex-harponneur norvégien à rejoindre les rangs de son association !

Ecarter les tueurs de baleines au nom du droit des animaux va à l’encontre de nombre d’intérêts économiques, de nombre de méfaits inutilement destructeurs de la vie animale. Est-ce une raison pour mettre Paul Watson en résidence surveillée ?

Jane Hervé

*Aujourd’hui Seashepherd est intégré au Rassemblement pour la planète, afin de mutualiser leurs expériences respectives et de dénoncer la présente crise sanitaire qui va de pair avec la crise écologique.





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