









Eut‐on poétiser ‐ sans le savoir ‐ la biodiversité ? L’auteur Jean‐Claude Dorchies aborde avec subtilité les paysages, les arbres et même les buses dans son Cantique du causse. La nature est perçue en puissance dans son inachèvement, offerte à notre intelligence et sensibilité. Tout lieu engendre un questionnement métaphysique : ‐ « Qui sommes‐nous ? » ‐ à ceux qui le regardent avec l’oeil de l’esprit ? Dans la quête de l’auteur, la terre arasée est « un cuir exsangue », le calcaire une « terre pétrie d’os », la caverne un « vide devenu espace », la rivière une « première langue » transmise aux femmes et les châtaigniers des « cerbères » à l’ancrage solide. Le ciel est empli de nuages aux « joues gonflées » et les buses « cabochardes » qui crient comme « des pleurs ». Les images donnent sens au paysage. De multiples interactions se nouent et se dénouent entre l’homme et ces éléments qui l’environnent.
Jane Hervé
15 euros





