









« Entraide, coopération, mutualisation, éthique, association »… Autant de mots qui révèlent la vision du monde de la nouvelle revue Bretagne durable. Celle-ci privilégie l’écologie et l’humain, écartant la fureur économique qui gère désormais la planète. Ce trimestriel mêle dans un élan de vitalité les articles sur la production (huitres) et le social (Samu), la promenade (Talbert) et l’invention pratique (machine à laver fonctionnant avec des pédales de vélo), le coin Enfants et le coin Cuisine, enfin l’éthique (placer son argent de façon solidaire) ou l’invitation au débat (pour ou contre la voiture électrique).
Le tout gravite autour d’un dossier qui dénonce l’agriculture intensive au nom d’une agriculture durable répondant aux actuels enjeux sociétaux. En Bretagne, il y a 38 000 exploitations, 73 000 emplois et seulement … 1529 agriculteurs bio. Leur programme est très chargé : diversification des cultures, limitation des intrants, valorisation des herbages, des haies, des mares, etc. Faire « un pari de qualité pour plus de valeur ajoutée » redonnera aux paysans une dignité que le productivisme a écarté.
La possibilité de participer à la vie locale se fait via le carnet d’adresses et l’agenda des actions (Greenpeace, foire Bio, sortie Nature, etc.). Un tel bouillonnement informatif valorise cette part humaine qui manque à nos régions, si souvent écrasées au nom du rendement.
Jane Hervé





