








Une année pour te fêter Arbre, c’est si peu...
Que tu sois chêne ou palmier, érable ou cerisier, érable ou cocotier,
tu as mis des dizaines de mois, parfois des centaines d’années à grandir,
à développer tes si longues racines,
à étendre tes branchages si touffus,
à faire naître et murir tes fruits si potelés.
Dans le silence de tes branches, tu accomplis d’invisibles actions :
tu freines le vent avec tes feuilles et protèges les villes des bourrasques,
tu fixes le sol en ancrant tes énergiques racines, tu accueilles sous tes futaies toutes les bêtes et plantes de la terre,
tu ralentis le ruissellement des eaux de pluie que tu conduis vers les nappes phréatiques,
tu captes le carbone et rejette l’oxygène sous le soleil , certes tu expires un peu de gaz carbonique sous la lune mais tu rends l’air respirable.
tu transpires par tes feuilles et génère les pluies de jungle.
Hommes et femmes enfin se nourrissent, se soignent, se chauffent et bâtissent grâce à toi.
Oui, mais ... les humains ont déjà rogné et rongé quatre- cinquième des forêts du monde,
troué le sol de toute part pour extraire des minerais précieux,
étalé partout des monocultures géantes : café ici, soja là-bas, cacao là-bas, colza ici.
Il en résulte des pluies en baisse et des températures en hausse.
A nous, Conscience Verte, de prendre en main le destin de nos arbres muets,
A nous de forger leur avenir en un millénaire boisé,
A nous de planter mille et un arbres à la Giono,
A nous d’apprendre aux enfants la tendresse des feuilles, la douceur des écorces et le respect des fruits,
A nous de partager entre tous ces bienfaits.
Vite. Très vite.
Jane Hervé





