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La 13e édition du festival
Le 17-18 octobre 2015
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Le thème : le climat
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A qui profitent les OGM
Jacques TESTART, CNRS Editions, 2013, 4 €

Ce petit livre de 70 pages donne un aperçu des différentes problématiques posées par la création d’OGM. 

Jacques TESTART nous éclaire sur le fait que deux types d’OGM existent et ne sont généralement pas remis en cause : des bactéries permettant de synthétiser des molécules d’intérêt médical ou industriel ainsi que des animaux en laboratoire pour tester des maladies humaines. Les thérapies géniques, qui ne modifient que des cellules malades spécifiques, sont également acceptées. Les OGM qui font débat sont des plantes génétiquement modifiées (PGM) fabriquant des pesticides, résistantes aux herbicides, moins consommatrice d’eau, etc, ainsi que des animaux d’élevage à croissance accélérée ou des insectes permettant de produire une descendance non viable.

Un des éléments remettant en cause ces derniers types d’OGM est le fait qu’on ne peut pas maîtriser toutes les conséquences de la modification génétique. Les découvertes scientifiques révèlent qu’un caractère dépend rarement d’un seul gène, mais plutôt de plusieurs gènes ou bien des protéines, ou encore de l’ADN non codante. On s’est d’ailleurs aperçu que la modification génétique d’une tomate permettant de ralentir sa maturation avait aussi entraîné un changement de son goût. D’autres exemples de conséquences imprévisibles de modifications génétiques ont été des défectuosités des fibres de coton ainsi qu’une plus grande fragilité et une moindre fécondité chez des animaux. Qui peut croire que la recherche permettra de maîtriser l’infini de l’expression génétique du vivant ?

Un autre argument avancé par cet ouvrage est le fait que les PGM et les entreprises qui les fabriquent entraînent les agriculteurs dans des spirales dont il est difficile de sortir. Les PGM qui résistent aux herbicides ou pesticides sont créées par les mêmes entreprises qui fabriquent ces herbicides et pesticides, ce qui pose un problème de déontologie. Les PGM étant brevetées, les paysans qui les achètent ont interdiction d’en utiliser les graines pour la prochaine culture, ce qui les rend dépendant des fournisseurs. Par ailleurs ces entreprises déposent des brevets sur des gènes dépistés dans des plantes naturelles pour les réutiliser, ce qui induit une sorte de privatisation du vivant. En outre, contrairement à ce qui est exprimé par les producteurs de semences génétiquement modifiées, les PGM ne permettent pas, sur le long terme, de diminuer les quantités des pesticides et d’herbicides ; les insectes et mauvaises herbent s’adaptent en développant des résistances. Et même lorsque ce n’est pas le cas, on fini par voir apparaître de nouveaux parasites. Il faut alors modifier à nouveau la plante ou augmenter les doses d’herbicides.

Quels sont les risques pour la santé ? L’ouvrage revient sur l’ « Affaire Séralini » qui a marqué la fin de l’année 2012. Les données expérimentales des tests critiqués ne sont certainement pas parfaites mais sont de toute façon bien meilleures que celles fournies par Monsanto pour obtenir la commercialisation du maïs concerné ; cette étude a également contribué à faire avancer la recherche sur la question des risques sanitaires. A ce jour il manque encore d’études sur le long terme pour mesurer la dangerosité des PGM. Pourtant, la tendance est plutôt à l’allègement des procédures : l’Agence européenne de sécurité sanitaire a récemment autorisé le maïs Smart Stax, qui fabrique 6 insecticides et tolère 2 herbicides, sur la base d’une expérimentation de seulement 42 jours sur des poulets. Les conséquences sur l’environnement des pesticides fabriqués par les PGM sont-elles également prises en compte ? On soulignera ici que grâce au combat de la France, l’Europe, en 2008, a finalement laissé libre les Etats membres de refuser une PGM pour des motifs éthiques et sociaux.
Aude Binet





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